
Plectranthus amboinicus
Coleus amboinicus
Famille : Lamiaceae
Hauteur : 20 à 30cm en pot à 1m en pleine terre
Exposition : mi-ombre
Sol : drainé
Rusticité : 0°C
Il s’agit du coleus le plus connu, appelé Gros thym, Ti baum, Gros baume, Origan cubain, Oreille à Haïti, Thym pays, Indian borage en Angleterre, Grosse menthe dans les Caraïbes, Boldo au Portugal, Thym martiniquais en Nouvelle Calédonie… Il a tant de noms vernaculaires qu’il peut être facilement confondu avec d’autres coleus. Il serait originaire du Kenya, d’Afrique du Sud, de la Péninsule arabique, de l’Inde, d’Asie tropicale.
Il supporte la sécheresse estivale mais mal les températures en dessous de +5°C. Le Gros thym est particulièrement connu pour être utilisé comme aromate en Afrique du Sud et dans les Antilles.
Culture et multiplication
A la belle saison, lorsque les gelées sont passées, vous pouvez planter en pleine terre les coleus qui profiteront de la chaleur estivale pour croître rapidement. Attention à bien attendre mi-mai pour le planter, car le Gros thym est tout particulièrement frileux !
Il lui faudra de la mi-ombre et un sol bien drainé, car il n’aime pas l’humidité stagnante et préfère davantage subir la sécheresse.
Pensez durant l’été à le bouturer afin d’avoir un pied à protéger du gel l’hiver. Les coleus peuvent être remisés dans une pièce lumineuse hors gel, mais aussi être cultivés en pot comme plante d’intérieure ! Il faudra alors les diviser une fois par an ou la rempoter dans un pot plus grand. N’hésitez pas à étêter ce coleus régulièrement, il n’en sera que plus beau !!!
Multipliez-le au printemps et en été par bouture de tige dans du terreau.
Utilisation
Ce coleus est avant tout utilisé en cuisine, en Afrique, Inde, au SE de l’Asie, au Mexique et depuis peu dans le sud des Etats Unis. Il a un goût pouvant rappeler celui de l’origan. Utilisé dans les farces pour les viandes, les poissons, dans les soupes et même pour aromatiser certaines bières locales.
Dans la médecine populaire, il serait notamment connu pour être utilisé en cas de divers maux, qui diffèrent selon les régions. Au Brésil, on l’utiliserait contre les fièvres, les toux, les ulcérations cutanées. En Inde et Amazonie, ce serait contre les infections urinaires. Dans les Caraïbes, en cas d’insuffisance cardiaque, pour les problèmes de bronches et les troubles nerveux, on en ferait du sirop. A la Réunion, on l’utiliserait contre les boutons de chaleur, les piqûres d’insectes et bien sûr, comme aromate ! Il est inscrit dans la pharmacopée française.
D’autres usages lui sont attribués, il serait parfois fumé, utilisé pour laver les vêtements ou les cheveux…
