Tussilage, Pas d’âne

Tussilago farfara

Famille : Asteraceae

Hauteur : 20 cm en fleur – couvre sol

Exposition : mi-ombre, soleil

Sol : tous types de sols, non acide

Rusticité : -35°C

Cette vivace au feuillage caduc en forme d’empreinte de sabots d’âne, est originaire d’Afrique du Nord et d’Eurasie. Les romains la nommaient : Filius ante patrem , fils avant le père, car cette plante à la faculté de fleurir tôt dans l’année (fin de l’hiver) et ce, avant de produire son feuillage.

Culture

Tous types de sols lui conviennent mais elle dédaignera les terres trop acides. Elle se développera le mieux dans un sol argileux frais voire humide, tout en supportant bien la sécheresse estivale. Dans ce contexte, elle pourra même avoir un caractère envahissant. Il s’agit d’une plante pionnière, qui apprécie les endroits perturbés : ballasts des chemins de fer, fossés, anciennes carrières, terrils…

Multiplication

Par semis, la plante donne une multitude d’akènes qui voyagent par le vent. Par division, au printemps ou en automne.

Utilisation


Le tussilage est comestible : capitules floraux crus ou cuits et jeunes feuilles cuites de préférence. Fût un temps, on obtenait un succédané de sel en utilisant la cendre des feuilles séchées puis brûlées.


Traditionnellement, la plante était utilisée comme pectorale : bronchite, crise d’asthme, allergie, calmer la toux, éclaircir la voix, soulager les bronches irritées… D’ailleurs, certains utilisent les feuilles sèches comme succédané du tabac, dans le but d’arrêter de fumer.

Il s’agit également d’une plante tinctoriale. Ses feuilles donnent une couleur jaune chartreuse.

Une des premières fleurs de fin d’hiver que les insectes apprécieront venir butiner !